Concours pour le Paradis – Clélia Renucci

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En me plongeant dans ce roman que j’ai vu passer de nombreuses fois sur Instagram, je ne pensais pas revivre mon dernier voyage à la belle Venise. Clélia Renucci nous transporte dans un autre temps où le tourisme de masse n’a pas encore envahi l’île vénitienne. La littérature a un sacré pouvoir, celui de faire revivre les souvenirs et de les embellir. J’ai pris plaisir à me promener dans ces ruelles livresques, ces Scuola et le célèbre Palazzo Ducale. Cette lecture nous apprend de nombreux éléments sur l’histoire, l’art et ses techniques tout en étant accessible et précis. Le XVIème siècle est l’âge d’or pour l’art, la religion déploie encore une grande influence et un contrôle. Il ne faudra pas moins de vingt huit années pour peindre le Paradis destiné à prendre place au Palais des Doges. Un concours est instauré pour désigner le peintre qui aura l’honneur de signer ce grand projet…

Une immense toile pour un grand sujet qu’est le Paradis. Une compétition est lancée lorsque quelques peintres ont été désignés pour concourir. Véronèse, Tintoret, Bassano et bien d’autres, le plus malin d’entre eux gagnera. Complots et coups bas sont de la partie. Chacun offre sa vision du Paradis, ses inspirations et courants de pensées. Certains font référence aux Saints qui protègent Venise, d’autres à Dante. On découvre le quotidien des ateliers, des artistes renommés qui croulent sous les commandes et se font aider d’apprentis. Parmi eux, il y a souvent leurs fils qui ne doivent pas se faire un nom mais un prénom. Ils ne sont pas souvent considérés pour ce qu’ils font, ils doivent leur talent à leur père. Pourtant Francesco et Domenico ont du talent, des idées et un souffle de renouveau. Les deux hommes prendront part au projet, l’un sous les ordres de Véronèse et l’autre sous l’autorité de son père, Tintoret qui signera le tableau. On les voit grandir en exerçant leur art.

Vaste projet que ce Paradis qui nécessite de nombreuses esquisses, des modifications et un assemblage minutieux de toile, couches de vernis et déménagement au Palais des Doges. On n’imagine pas qu’une commande puisse prendre si longtemps. Après avoir lu ce livre, j’aurais aimé m’assoir devant cette oeuvre et prendre le temps de bien observer ce chef d’oeuvre qui a volé temps et énergie à de nombreux peintres. Quand on dédie sa vie à l’art, on y laisse une partie de soi…

C’est un très beau roman que je vous conseille avant de partir découvrir Venise, vous savourerez davantage la visite du Palais des Doges, vous serez imprégner de cette ambiance si particulière en déambulant dans les rues étroites ou en naviguant sur le grand canal. Elle conviendra également à tous les amoureux de l’art, d’histoire.

Belle lecture,

Anaïs

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