L’industrie du bonheur – Mathilde Chabot

L’Industrie du bonheur n’est pas le premier roman de Mathilde Chabot. Ni de jour ni de nuit, De mots en mains sont également disponibles et touchent les lecteurs de tout âge. Elle nous propose aujourd’hui un roman qui conjugue développement personnel, récit autobiographique et fiction. Le résultat est à la hauteur de nos attentes. L’écriture est réparatrice, les mots apprennent à sourire, à profiter de chaque instant. Le lecteur reconsidère ce qui l’entoure, ce qu’il a pu vivre après cette lecture enrichissante. La préface est très bien construite et bien écrite, une belle introduction avant de débuter ce roman. N’oublions pas les illustrations à l’aquarelle qui sont faites par Didier Chabot que cela soit pour la couverture ou celles qui sont insérées à chaque début de partie, elle sont en totale adéquation avec le texte et sublimes.

Plusieurs personnages forts constituent ce récit, Catherine est l’un d’entre eux. Elle souhaite travailler dans l’industrie du bonheur pour rendre les gens heureux du haut de ses neuf ans. Son instituteur comme ses parents ne sont pas d’accord avec cela. Heureusement, elle ne se laisse pas faire.

“ Quand je serai grande, je travaillerai dans l’industrie du bonheur parce que je veux rendre les gens heureux. Je ne sais pas encore quel poste j’occuperai, mais ce sera la mission de ma vie : rendre les gens heureux”.

Plus tard, Kate comme elle aime se faire appeler doit réfléchir à un stage. Par l’intermédiaire d’un homme dans la rue, elle va aller à la rencontre d’un inventeur bariolé : Stephen. Il est là pour faire disparaître les peurs des gens grâce à des objets qu’il fabrique.  Elle va apprendre de nombreuses choses.

Maïwenn est la seconde voix de ce roman. La jeune fille revient de loin, elle a une relation destructrice avec sa mère. Sa tête comme son corps sont à bout. Un jour, elle se laisse porter jusqu’à la plage où elle échoue. C’est Maureen, la femme de Stephen, qui la trouve et va tenter de la soigner. La jeune fille doit écrire son histoire puisque les mots n’arrivent pas à s’échapper, à exister par eux-mêmes. Son récit est poignant, rempli d’émotions.

Grâce à Stephen, les deux jeunes filles se rencontrent. L’une apprend, l’autre est la patiente. L’une joyeuse, l’autre tristesse. Les années passent, chacune poursuit sa voie et touche au bonheur entourée de gens qu’elles aiment. Le sourire est un remède qui résout beaucoup de choses même si les cicatrices sont encore là…

Ce roman est un petit bijou qu’on ne lâche plus. Le récit de Maïwenn nous touche, celui de Catherine nous apaise. Le récit est fluide, l’écriture nous séduit. Je suis heureuse d’avoir découvert la plume de Mathilde, une amie que j’ai rencontrée en master. Si vous souhaitez vous lancer dans cette lecture, je vous invite à la contacter via instagram.

Une très belle lecture !

Anaïs

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