Trois empires (1) – Aurora Clerc

Ouvrir les premières pages des Trois empires c’est se plonger dans un univers complexe et fascinant. Aurora Clerc a su créer un monde sans failles avec son premier roman fantastique. Le lecteur va être rassasié car c’est un roman imposant mais addictif. Une fois terminé, on note la créativité et le travail titanesque que cet écrit a dû engendrer. C’est une première pour moi, je n’avais jamais lu de romans de ce type. Un vrai coup de coeur !

Pour situer le cadre spatio-temporel, on peut imaginer qu’il se déroule à l’époque médiévale. Un outil utile est mis à la disposition du lecteur, une carte pour placer les différents royaumes existants. Les liens familiaux des personnages ou leurs déplacements vont nous faire voyager au fil des chapitres. Cependant on peut se fier à notre imagination et aux descriptions prolixes de l’auteur. 

 Soyez prêts pour les noms des personnages, ils sont d’un autre temps et d’une autre contrée. Il suffit cependant de quelques pages pour s’y faire. Il est facile de se projeter et d’entrer dans l’histoire, tout est détaillé pour favoriser cela. On se trouve en Alcatran au début du récit dans le royaume d’Alfred Jean Enagor. Le lecteur va faire la connaissance de ses enfants et plus particulièrement de Johann qui souffre de la relation avec ses frères et son père.  Hisha, sa mère, contrairement à eux, est très attachée au petit garçon de 5 ans. Ce dernier a un maître d’arme Constantin qui s’occupe de son apprentissage. On oublie vite son jeune âge à cause de l’éducation qu’il reçoit. Par ses actions ou ses réflexions, on le considère presque comme un adulte. 

On apprend qu’Hisha a été enlevée par le peuple des Montagnes, les Invisibles comme les Alcans aiment les appeler. Le mariage entre Alfred & Hisha est un mariage de convenance sans amour. L’enlèvement de la mère de Johann avant sa naissance a marqué une grosse césure dans le couple, au sein de la famille. Elle est revenue de ce voyage meurtrie. 

Le changement de point de vue à chaque chapitre est une force pour la narration, cela donne une certaine cadence dans le rythme. Le lecteur ne peut s’ennuyer grâce à cela et les actions ne manquent pas de rebondissements. Toutefois, elles ne sont pas rocambolesques. Elles sont réfléchies et amenées avec brio. 

Par la suite, l’état inquiétant d’un des frères de Johann pousse le roi à prendre une décision : faire partir pour le temple quatre de ses enfants. Les Invisibles attaquent le convoi. Johann est gravement blessé, il sera marqué à vie au visage. Alfred et Johann sont en captivité, leur relation change. Cela est intéressant car tout au long du roman, les relations sont sans cesse remises en cause, elles ne sont pas immuables. Johann au cours de sa vie aura été fils d’un roi, prisonnier, apprenti forgeron, guerrier et bien d’autres. Rien n’est figé malgré le statut social, le mérite et la valeur des actions sont un gage du statut des personnages. De nombreux sauts dans le temps sont présents. Nous voyons ainsi grandir et murir les personnages. D’autres font leur apparition tout en apportant de la vitalité au récit et viennent enrichir l’épopée.

Johann va être sauvé par Nicolas, fils du Dâ’Ganesh. Il découvre la forteresse de Dash Valii et devient apprenti au sein de l’écurie. Il va rencontrer un grand ami, Carl qui saura l’épauler et le faire grandir. Johann pourra compter sur un cercle d’ami pour le soutenir à partir de ce moment là. Il créé sa propre famille et ne sera plus seul. Le lecteur a ce stade de l’histoire comprend les enjeux autour du personnage principal. Je me garde bien de les exposer mais cela ne va pas être évident pour lui. De nouvelles épreuves vont l’attendre. Certains passages sont marqués d’une grande violence, cela résulte de combats, de la mort de personnages ou encore de tortures.

A la fin du roman, on a le plaisir de retrouver le royaume de l’incipit, Alcatran. Johann va revenir  aux contrées de sa jeunesse pour peut être imposer celui qu’il est devenu aujourd’hui. Un homme nourri de plusieurs cultures, fort ! La devise des Enagor prend tout son sens “ Le monde change, la Famille demeure ». 

Je peux vous dire qu’une fois les dernières pages lues, on attend avec impatience la suite ! L’auteur a su m’embarquer du début à la fin et sans temps mort dans un roman construit avec force. Je remercie Aurora Clerc de m’avoir partagé cette magnifique épopée. Dommage qu’il ne se trouve pas en librairie, il y aurait tout à fait sa place car c’est un grand roman. La plume de l’auteur et son imagination créent un réel plaisir de lecture. 

Pour découvrir ce somptueux roman, vous pouvez dès à présent l’acheter sur le site de l’auteur où vous pouvez également découvrir plus en détails son univers : cliquez ici.

Bien à vous, 

Anaïs

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