La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret

Diane Ducret est une auteure qu’on ne peut qu’admirer par son parcours, elle nous captive ! Son roman La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose laisse paraître la fragilité d’une femme. On est conquis dès les premières pages !

On retrouve le quotidien d’Enaïd  qui se fait larguer par téléphone alors qu’elle se trouve en Pologne. Heureusement l’humour est là pour faire face aux vides de sa vie. Elle se cherche, erre sans but. Ses blessures viennent de l’absence de ses parents, en partie. Elle a été élevée par ses grands-parents qui l’ont recueillie. La jeune femme a réussi dans la vie et a coché tous les objectifs que l’on pouvait attendre d’elle, réussir ses études, être une femme indépendante. Seule pourtant, elle ne peut fonder de famille. Pour sa défense, elle ne peut avoir pour modèle ses parents. Sa mère Lena vit la nuit, son père n’est pas plus stable.

J’ai l’impression d’être née d’un péché de chair, abandonnée par paresse, élevée dans la colère, avec la certitude de m’en sortir par orgueil.

Ses grands-parents font tout pour qu’elle ait une bonne éducation, est-ce que cela suffit pour combler un vide affectif ? Elle suit le chemin qu’on lui trace pour mieux s’en éloigner par la suite. Adolescente, elle se rend en Espagne pour faire la fête comme il se doit. Perdre pieds. Être inconsciente, oublier. La rentrée en hypokhâgne va l’obliger à redevenir sérieuse. Il faut suivre et se démener pour être au niveau, saisir sa chance. Elle prend des cours particuliers avec un pervers narcissique qui va la rendre vulnérable. Il veut aller vivre en Italie, elle le suit sans réfléchir. Il est violent autant physiquement que mentalement. Malgré tout, elle arrive à s’échapper et en ressort détruite. La nourriture vient contrebalancer la peur, celle de le revoir. Son corps change, s’épaissit. Son estime de soi quant à elle s’amincit. Les relations avec les hommes ne mènent à rien, elle ne rencontre pas celui qu’il lui faut. Un seul remède face à tout ça : la fuite.

Un problème de santé va l’obliger à ralentir et prendre soin d’elle, ce dont elle avait besoin. Sa jambe la fait souffrir. Seule solution, l’opération. Son père fait une apparition, sa mère lui apprend qu’elle a un cancer. Toutes deux tentent un rapprochement après bien des années d’absence. Sa mort inévitable est émouvante. Enaïd n’attend rien des autres, elle veut avancer pour elle et ça, c’est un beau message !

Diane Ducret nous partage un roman aux traits autobiographiques qui au fil des pages nous propose une lecture remplie d’émotions. Elle sait nous transmettre les sentiments de cette jeune femme en quête d’elle-même comme beaucoup d’entre nous. La vie n’est pas tendre, on doit encaisser jusqu’au moment où il faut ouvrir les yeux. Sa touche d’humour omniprésente est importante et nous fait sourire. Beau roman qui permet de passer un agréable moment malgré la dureté des sujets évoqués en toile de fond tels que l’abandon des parents, les relations amoureuses, l’avortement, les drogues et bien d’autres…

 

Bonne lecture,

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